Trois parcs à Cergy-Pontoise : du « rien n’est signé » du matin à l’annonce d’Emmanuel Macron
La journée du 24 août 2026 a fait passer le projet de Cergy-Pontoise d’une négociation publiquement évoquée à un protocole d’accord franco-saoudien. Mais l’annonce politique ne vaut encore ni permis de construire ni date d’ouverture.
Le matin : Valérie Pécresse révèle dix-huit mois de travail
Invitée de Bonjour ! La Matinale TF1, la présidente de la Région Île-de-France explique que la collectivité travaille sur le dossier depuis dix-huit mois. Elle parle d’un projet « de l’ampleur de Disney », susceptible de conforter l’attractivité touristique régionale, tout en posant une limite très claire : au moment de son interview, rien n’est encore signé et une réunion décisive doit se tenir à l’Élysée.
Cette intervention confirme que le projet ne naît pas le jour de l’annonce. Elle montre aussi l’implication régionale en amont, notamment sur l’attractivité, l’implantation et, nécessairement, les transports.
En fin de journée : un protocole d’accord est annoncé
À l’issue de la visite à Paris du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, la France et l’Arabie saoudite annoncent un protocole d’accord. Les informations communiquées décrivent un ensemble mêlant loisirs, hôtellerie, culture et sport, avec jusqu’à trois parcs à thème à Cergy-Pontoise. Qiddiya Investment Company, liée au programme saoudien Vision 2030, doit porter le projet.
Le passage important est donc celui d’une négociation à un cadre politique formalisé. Un protocole d’accord fixe une intention et organise la poursuite du projet ; il ne remplace pas les acquisitions foncières, études environnementales, concertations, financements détaillés et autorisations d’urbanisme.
Le soir : Emmanuel Macron met en avant trois chiffres
Dans son message public, Emmanuel Macron retient trois éléments : trois parcs à thème, 6 milliards d’euros d’investissements et 22 000 emplois créés. Il présente l’opération comme sans précédent depuis Disneyland Paris et comme une future destination mondiale. Cette formulation marque un engagement politique très fort de l’exécutif en faveur du projet.
Les chiffres devront néanmoins être documentés. Il faudra notamment connaître la durée sur laquelle les 6 milliards seraient investis et la méthode de calcul des 22 000 emplois : emplois de chantier ou d’exploitation, directs ou induits, permanents ou saisonniers, et répartition entre les trois parcs, les hôtels et les activités associées.
Pourquoi le site de Mirapolis revient au premier plan
Les premières publications situent le projet à Courdimanche, sur ou autour de l’ancien site de Mirapolis. Ce rapprochement est symboliquement puissant : le territoire retrouverait une vocation de destination de loisirs près de quarante ans après l’ouverture de 1987. L’emprise exacte doit toutefois être confirmée par des documents fonciers et d’urbanisme.
Ce qui est établi, et ce qui reste ouvert
Établi au 24 août
- un protocole d’accord franco-saoudien ;
- Qiddiya comme porteur annoncé ;
- Cergy-Pontoise comme territoire ;
- jusqu’à trois parcs dans un projet plus large ;
- 6 milliards d’euros et 22 000 emplois annoncés.
À documenter
- terrain et emprises définitives ;
- licences des trois parcs ;
- calendrier et phasage ;
- financement des transports ;
- études environnementales et permis ;
- nature exacte des emplois.