Projet 2026

Trois nouveaux parcs à Cergy-Pontoise

L’annonce du 24 août 2026 ouvre un nouveau chapitre pour Cergy-Pontoise. Voici ce qui est établi et ce qui reste encore à préciser.

Information évolutive : cette page doit être mise à jour au fur et à mesure des communiqués officiels, procédures administratives et annonces des investisseurs.

Les éléments annoncés

  • Trois parcs à thème à Cergy-Pontoise.
  • Un investissement annoncé de 6 milliards d’euros.
  • 22 000 emplois directs annoncés.
  • Un projet porté avec des capitaux saoudiens liés à Qiddiya.
  • Un des parcs doit être consacré à un univers manga ; plusieurs médias indiquent Dragon Ball.

Ce que l’on ne sait pas encore précisément

Les emprises définitives, le phasage exact, les dates d’ouverture, le nom commercial des trois parcs, la liste complète des licences, les conditions environnementales et le détail des infrastructures de transport restent à documenter.

Pourquoi Cergy-Pontoise ?

Le territoire dispose de grandes emprises foncières, d’une desserte RER et routière importante et d’une histoire particulière avec les grands parcs de loisirs, puisque Mirapolis y a été exploité de 1987 à 1991.

Une opportunité pour le Val-d’Oise

S’il se concrétise dans les conditions annoncées, le projet pourrait renforcer la place du Val-d’Oise dans l’économie touristique francilienne, aujourd’hui largement dominée par Paris et l’est de la région. Il pourrait attirer des visiteurs français et internationaux, soutenir l’hôtellerie, la restauration, les commerces, les industries culturelles et les entreprises locales, tout en donnant une visibilité nouvelle à Cergy-Pontoise.

Les retombées ne devront cependant pas être mesurées au seul nombre d’emplois annoncé. Il faudra examiner la proportion d’emplois durables, les qualifications et formations proposées, le recours aux entreprises locales, la saisonnalité, les conditions de travail et la répartition géographique de la valeur créée. Une véritable opportunité territoriale suppose que les habitants et les communes du Val-d’Oise en bénéficient directement.

Transports : le paradoxe du Val-d’Oise

Le département participe à la dynamique métropolitaine mais reste peu desservi directement par le Grand Paris Express. La ligne 17 prévoit une gare au Triangle de Gonesse ; elle ne rejoint pas Cergy-Pontoise. Le Département et la Région défendent désormais une ligne 19 reliant Nanterre–La Folie à l’aéroport Charles-de-Gaulle via plusieurs villes valdoisiennes. À ce stade, cette ligne est un projet soutenu politiquement, pas une infrastructure dont la réalisation peut être tenue pour acquise.

Un complexe touristique majeur à Cergy devrait donc être étudié avec le RER A, les lignes J et L, le réseau de bus, l’A15 et des solutions de dernier kilomètre.

Un possible levier de mobilité, sous conditions

La fréquentation attendue pourrait accélérer des investissements utiles au-delà des parcs : renforcement de l’offre ferroviaire, amélioration des gares, bus express, navettes, continuités cyclables et meilleure connexion entre Cergy-Pontoise, le reste du Val-d’Oise et les aéroports. Ces équipements pourraient améliorer les déplacements quotidiens des habitants autant que ceux des touristes.

À l’inverse, un parc ouvert avant la mise à niveau des réseaux risquerait d’ajouter des flux à des axes déjà chargés. Les futurs dossiers devront donc chiffrer la fréquentation par mode de transport, les capacités supplémentaires financées, les horaires tardifs, le coût pour les collectivités et les mesures contre la congestion. Le transport doit être une condition du projet, et non une correction décidée après son ouverture.

Les prochaines preuves à rechercher

  • délibérations des collectivités et documents fonciers ;
  • identité juridique de l’investisseur et de l’exploitant ;
  • accords de licence publiés par les ayants droit ;
  • concertation, étude d’impact et autorisations environnementales ;
  • plan de financement, phasage et engagements de transport.